15/05/2018

Indécente Europe, phare d'un Occident décadent.




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Le moteur franco-allemand  


La première des indécences européennes est constitutionnellement instituée à l'égard de ses propres pays membres de l'UE qui ont à subir constamment l'arrogante vanité des dirigeants français et allemands affichée dans les médias, avant, pendant et au terme de chaque réunion "historique de la dernière chance".

La dialectique ne varie jamais qu'il y ait (souvent) stagnation pour ne pas dire échec ou timide décision sans grande portée, rien ne peut se faire sans ce bon vieux moteur franco-allemand plus poussif et bruyant que performant et discret.
Pour rester dans la symbolique, on pourrait en conclure que la "voiture UE" dont la carrosserie fut bricolée  à l'aide de pièces plus ajoutées qu'assemblées par de multiples "garagistes"  aux intérêts différents, parfois divergents et qui, de toute évidence, concèdent que, face au "moteur franco-allemand" qui retient la seule attention des "mécanos, ils ne sont que pièces rapportées sans grande valeur!.

Le monde est européen

Si, historiquement, il existe bien un continent qui a conquis le monde, guerroyé partout et depuis toujours, envahi des contrées entières en asservissant les peuples qui, en plus d'énormes pertes humaines, voyaient leurs richesses exploitées par les populations devenues esclaves locales au profit des conquérants maîtres du monde, c'est, sans conteste, l'Europe.
Certes, on peut évidemment objecter que d'autres empires ont quelquefois eu les mêmes velléités de conquête quitte à se retrouver en concurrence et, par conséquent, à de très rares exceptions près, se voir défaits et considérablement réduits tant en taille qu'en pouvoirs, aucun d'entre eux n'aura causé autant de bouleversements humains et territoriaux que le continent européen.

Mais, chacun connait l'histoire de l'humanité faite de ces explorations de contrées inconnues, de confrontations guerrières afin de s'installer sur ces régions jusqu'alors vierges de tout envahisseur et, à la limite, l'homme semble ainsi fait que sa curiosité, sa soif de connaissances autres, son besoin d'exploration l'ont toujours entraîné à conduire des expéditions sur et en dehors de la Terre.
Par contre, et c'est ce qui nous parait faire le lien avec le sujet de cet article, c'est cette arrogance occidentale et éminemment européenne d'être à la fois coupable des pires atrocités et accusatrice en chef de celles des autres pays et/ou de leurs dirigeants… pour autant, et c'est bien là que se situe l'essentiel de cette hypocrisie mise en avant par l'étendard de l'absolue nécessité d'actions militaires destructrices au nom de l'ingérence dite démocratique, qu'ils ne soient pas des alliés objectifs, fussent-ils temporaires, de l'idéologie, de la géopolitique que l'Occident, l'Europe défend.
Cette approche différente des "valeurs" selon que vous soyez adoubé, protégé ou non par l'Occident, l'Europe est perçue comme foncièrement injuste par beaucoup et constitue certainement le fondement de la haine ressentie par d'autres qui ne peuvent que constater cette dichotomie entre les beaux discours et les vilains actes!.

Faut-il vraiment rappeler, sans remonter à la préhistoire, les invasions occidentales en Irak, en Libye, le conflit en Syrie et leurs néfastes conséquences pour les populations censées devoir être "protégées", la tolérance envers le nettoyage ethnique kurde par Erdogan tant en Turquie qu'en Syrie et, à l'inverse, l'opposition et la mise en cause systématique, presque puérile envers Poutine quant à sa supposée implication dans à peu près tout ce qui contrarie l'hégémonie occidentale, les manipulations de "preuves" excusables pour les uns qui auraient été abusé à l'insu de leur plein gré mais qualifiées de honteuses fake news lorsque d'autres "preuves" du camp adverse sont portées à la connaissance de tous, notamment grâce aux réseaux sociaux, ce qui, mais c'est un autre sujet déjà traité (Lien ci-dessous) explique l'acharnement politico-médiatique envers ce canal d'informations un peu trop libre et incontrôlé qui a l'inconvénient majeur pour les "démocrates" habitués au monopole des infos diffusées par les "voix de son maître" d'avoir à se justifier, d'admettre qu'ici ou là ce qui était avéré ne l'était finalement pas autant.
Article à lire: Fake News ou True Lies?!.

Pour finir, n'est-il pas quelque peu indécent d'assister à des manifestations de minorités téléguidées par des organisations dont c'est le business et à ces dégradations et/ou vols qui les accompagnent, aux grèves incessantes par manque de dialogue alors même que ses protagonistes s'y refusent ou ne se disent prêts à signer qu'un accord sur base de leurs seuls griefs, notamment en France et en Belgique (sous-région française en termes d'alignement syndical) avec la volonté de remettre au goût du jour la lutte des classes qui, caricaturalement, verraient les uns couverts de champagne et de caviars tandis que d'autres en seraient réduits à la soupe populaire et au quignon de pain.
Tout ceci dans des pays au niveau moyen de richesse qui contraste avec le niveau supérieur de pays du monde qui leur est considérablement inférieur et pour lesquels, périodiquement pour tenter de se donner une bonne conscience, à défaut d'en être conscient, on organise une grande émission de collecte de fonds qui, mais qui s'en soucie?, finit dans les poches des dirigeants corrompus en place dans ces pays… aux sous-sols riches... qui, jamais, quoiqu'il se passe, ne sortent leurs populations de la misère pendant que "nos pauvres" regardent ces reportages-spectacles animés par des people et autres vedettes du show-business.sur leur grand écran ou via le dernier smartphone à la mode, en vacances ou confortablement installés chez eux…!.

Toutefois…

Notons que, même si ce qui précède est incontestable, seuls ceux qui ont la chance d'habiter en Occident et bien plus encore en Europe peuvent publiquement faire ce type de procès sans courir le risque de récolter quelques fâcheux petits ennuis de santé ou de liberté…
Les oppositions politiques ne s'en privent pas au point d'apparaître régulièrement en total décalage des réalités tant l'idéologie, la démagogie électoraliste les aveuglent jusqu'à les discréditer.
Gardons bien en mémoire que la liberté gagnée de haute lutte et, il est vrai aussi, d'actes plus que détestables, de guerres inutiles et autres massacres inqualifiables n'est pas chose indéfiniment acquise, n'est pas garantie à tout jamais et, pourquoi le nier, que l'indécente Europe, phare d'un Occident décadent, pourrait connaître, en boomerang, les diktats de nouvelles puissances affichant subitement "nos" propres travers d'éternels donneurs de leçons… aux autres, sauf qu'en ce cas précis, nous serions... les autres!.

Néanmoins et en Conclusion

Paradoxalement, l'obsession des dirigeants politiques à poursuivre la construction européenne, type Tour de Babel, sera probablement, en temps de mondialisation accélérée, non pas la garantie de peser en tant que puissance parmi les (vraies) puissances mais, a contrario, de subir un déclassement collectif d'autant plus rapide que ses dirigeants ne défendent la pertinence, le besoin de l'adhésion  à l'UE que par des visées électoralistes, démagogiques exclusivement nationales.
Cette Europe technocratique actuelle n'est en rien, des dizaines d'années plus tard, le résultat du projet initial d'une fédération d'Etats à l'instar de ce qui aurait dû être les Etats-Unis d'Europe, ainsi que le défend encore et toujours Mr V. Giscard d'Estaing.

La propagande des dirigeants nationaux qui prétendent que l'Europe, cette Europe, est la seule réponse aux dérives nationalistes, pour ne pas dire fascistes ou communautaires et "religieuses" au travers d'une intégration à marche forcée alors même que l'on constate partout que le recul des valeurs fondamentalement européennes concédé par ces mêmes dirigeants au nom d'un supposé "vivre ensemble" qui, de facto, ne fait que séparer les citoyens en vertu des seules valeurs de leurs propres communautés jusqu'à, pour certains, la prévalence de leurs us et coutumes sur les lois pour tous et… toutes.
A terme, cela signifiera, si rien ne change, l'éclatement de l'Union européenne et le retour aux Etats-nations même si cela prendra du temps car il ne faudra pas compter sur nos dirigeants pour revenir au temps où chacun d'entre eux avait à assumer la seule responsabilité des choix et orientations nationales, tant il est "confortable" pour eux de pouvoir s'abriter derrière des règlements et lois made in UE pour faire appliquer, dans chacun des pays membres, des lois et règlements qu'ils n'auraient pas osé promulguer au vu des risques de tensions mais, surtout, de défaite aux seules élections qui les préoccupent, à savoir les nationales!.

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