21/04/2012

Présidentielles françaises: 2 petits tours...et puis s'en va!.

Sarko,Sarkozy,Hollande,France,Elections.

Sarkollande.

Que retenir de cette élection?

Sur la forme, la pression médiatique qui, visiblement, est moins inféodée au pouvoir de droite que de gauche a éte constante dans ses rappels quant aux attitudes de début de mandat et déclarations à l'emporte-pièce quelquefois grossières de Nicolas Sarkozy alors que dans le même temps et sur le fond, rien ne lui a été vraiment reproché (hormis le "bouclier fiscal" mal compris parce que mal défendu et retiré depuis) à telle enseigne que tout le long de son mandat, les sondages de popularité étaient excellents pour son premier ministre F.Fillon, artisan de la politique de N. Sarkozy lui-même impopulaire!.

Mais alors...pourquoi tant de haine?

Probablement a t'il été perçu, à tort ou à raison, comme quelqu'un d'arrogant, imbu de sa personne et dont la taille de son égo était inversément proportionnel à celle de son physique...

Car, dans les faits, y a t'il un pays, hormis les dictatures, qui soit à ce point victime des médias pour qu'un peuple se laisse dicter sa conduite au point de virer un Président non pas sur un bilan détestable quand objectivement celui-ci n'est que comparable et équivalent à ceux du passé et, faisons confiance à l'irresponsabilité particratique, probablement à ceux de l'avenir mais exclusivement sur des rappels de faits jugés honteux de début de mandat.

Mais alors...quels sont ces faits honteux?

Que reproche t'on à Nicolas Sarkozy qui justifie sa défaite si ce n'est la soirée de l'élection 2007 où il se rend au Fouquet's brasserie de luxe bien connue avec quelques amis notamment de son épouse de l'époque (Cécilia) de laquelle il divorcera peu après ou encore les trois jours passés toujours avec Cécilia sur le yacht d'un ami non pas d'ailleurs aux frais de la République..
Pour rappel, ces deux événements absolument détestables se limitent donc à 4 jours du premier mois d'un mandat de 5 ans et lui ont valu les rappels incessants dans la presse et dans l'opposition politique tout au long de sa présidence occultant sciemment toutes réformes ou lois éventuellement profitables à la société.

Mais alors...qu'en penser?

Probablement au vu de l'indignation suscitée par tant de déploiements d'opulence en 3 jours sur 5 ans...faut-il fermer le Fouquet's, mettre en faillite toute l'industrie du luxe (hôtels, restaurants, parfumeries et autres manufactures) et expliquer à ces nouveaux chômeurs de l'industrie dont, par ailleurs, les français soulignent la suprématie que leur sacrifice est consenti sur l'autel de la justice sociale et du nivellement par le bas de toutes les aspirations à gravir les échelons de la vie par un statut que l'ascenseur social n'est plus capable, en France, d'assumer et de promouvoir tant il est devenu honteux, suspect au yeux d'une majorité d gauche qui ne désire pas spécialement prendre part à cette recherche d'un mieux-être par cette consommation rejetée quitte à détruire toute l'économie d'un pays et les ressources de ses habitants un peu trop fortunés car il est maintenant acquis que fortune sous-entend vol et exploitation!.

La campagne affligeante de 2012

Côté médias, depuis un an, la presse avait fait de Sarkozy et Strauss-Kahn les favoris du second tour reléguant dès le départ tout autre candidat notamment F. Bayrou à qui la seule question posée était de savoir pour qui il voterait au deuxième tour ou M. Le Pen à qui il suffisait de coller quelques rappels de piqures d'interventions de son père pour la discréditer suffisamment afin d'éviter un "21 avril" à l'envers.
Dès lors que les galipettes connues mais jamais révélées, en bonne démocratie politique oblige, de DSK conduisirent F. Hollande à relever le gant du PS, on l'a vu mener une campagne terriblement habile quoique terne tout en esquive et promesses qui ne l'engagent pas comme il a en a eu la longue expérience en tant que Secrétaire général du PS (1997-2008).
Hormis J.L Mélenchon, tribun populiste de talent dont la presse s'est vite emparé tant les chiffres d'audimat qu'il réalisait au prix d'insultes attendues par les (télé)spectateurs de ses shows et meetings, les autres candidats furent qualifiés de "petits" voire d'originaux auxquels il fallait malheureusement prêter attention en raison de la loi sur l'égalité de temps de parole.
Piètre leçon de démocratie qui veut que le choix d'un peuple se limitât au seul bon vouloir du pouvoir médiatico-politique.
Même si, force est de constater que le peuple montre beaucoup de bienveillance à se laisser conduire vers ce choix binaire et facile à comprendre pour des électeurs dont l'intelligence ne semble pas évidente pour les tenants des grands partis et des médias que, par exemple, tenter de lui faire comprendre la pertinence d'autres forces politiques ne les motivent pas du tout.
Pourquoi faire compliqué quand, en faisant simple, on garantit places et avenir...!.

Finalement, comme le dit le Jospin des Guignols, ce pays est vraiment un pays de merde et c'est à se demander si les guignols sont vraiment les marionnettes de la TV ou plutôt ceux qui les regardent?!.