15/07/2018

Solitude: Choix ou fatalité?












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Introduction

Un sujet délicat, presque tabou, tant nos mœurs, nos habitudes de vie conditionnées par des siècles de coutumes sociétales et religieuses nous font considérer la solitude comme un échec, une anomalie qui marginalise celui/celle qui en serait la honteuse victime.

Le bonheur à deux… et plus si…

Même si notre société occidentale (dépravée pour ceux qui la combattent) connaissent, promeuvent presqu'au travers de campagnes dites de non discrimination, d'égalité voire de déni de toutes valeurs et de pluralisme qui voudrait que tout, même rien, aurait du sens, toutes autres formes de relations et de couples que le classique, presque ringard, duo homme-femme qui, de facto, visait à assurer progéniture et perpétuation de la race (mot censuré par le politiquement correct) humaine, nul doute que ces chamboulements relationnels augmentent le risque ou la chance pour beaucoup de connaître un ou plusieurs épisodes plus ou moins longs de solitude.

Malheur ou bonheur?

Certain(e)s en toute connaissance de cause vont vous assurer sinon vous convaincre que la solitude est source de plaisirs sans concessions et peu importe que ceci soit ou non la conséquence d'un choix de vie délibéré ou d'une rupture d'autant plus si la personne qui vit confortablement la solitude est responsable de cette séparation.
D'autant qu'avec Internet et ses réseaux sociaux qui sont autant de possibilités de rencontres virtuelles qui, contrairement aux diverses formules de clubs de rencontre offrent non seulement la gratuité, un choix considérable et la distance physique qui rassure car rien n'oblige la personne à rencontrer en réel et, souvent inutilement, l'inconnu(e) lors de rendez-vous plus ou moins hasardeux.
A priori, ne confondons pas solitude et solitaire car une personne seule n'est pas forcément isolée et/ou devenue adepte de la retraite monastique réfractaire à tout contact humain.
En fonction des circonstances, d'un choix personnel, il peut arriver sans que cela soit une malédiction, pour autant que ceci soit compris, accepté ou voulu par la personne que ce laps de temps à durée variable soit mis à profit pour se connaître elle-même, apprécier égoïstement des plaisirs jusqu'ici insoupçonnés qui ne seront que mieux partagés lorsqu'une autre page s'ouvrira à moins que l'envie de rencontres ne soit le symptôme non pas d'un choix momentané, réfléchi mais d'un manque criant de compagnie, d'un besoin affectif et… sexuel impérieux qui, à la frustration engrangée ajoutera la banalité de ces rapports sans intérêt.
Finalement, tout comme l'adage le dit en matière de bonification du vin, une certaine longueur en termes de vie, d'expériences surtout si elles ont été multiples peut probablement donner plus de recul à une personne qui aura constaté qu'un scénario répétitif, rassurant pour certain(e)s en fonction de leurs "scores" précédents, régit toutes les rencontres amoureuses.
Seul le fait d'avoir à assumer la responsabilité partagée d'enfants et/ou une absence de revenus suffisants, plus rarement le "qu'en dira t'on" ou la peur de ne plus retrouver quelqu'un, peut malheureusement prolonger un semblant de couple au-delà de l'envie réelle d'indépendance et de bonheur individuel.

A ces raisons "matérielles", on ajoutera que, quelquefois (restons modestes ou hypocrites) les raisons, notamment pour de nombreux hommes, de se mettre en couple sont moins celles du cœur que celles du sexe et/ou du confort d'avoir à sa disposition une femme qui, gratuitement, fait l'essentiel du ménage (l'homme égal de la femme reste un cliché) comme sa mère auparavant.
Si, de plus, "sa" chose peut afficher l'image "publicitaire" d'une femme, si possible jolie, épanouie à ses côtés et, last but not least, une partenaire sexuelle du niveau de prostituée mais sans risque et disponible à volonté…, ce qui, pour le mâle, le rapproche sinon du bonheur au moins de sa réussite!.
Voilà qui explique ou peut l'expliquer voire même se plaider en justice lorsqu'on ose invoquer le crime passionnel alors qu'il s'agit ni plus ni moins que de l'expression machiste simpliste d'un homme qui croyant sa "virilité" atteinte préfère trucider le soi-disant amour de sa vie qui oserait le quitter plutôt que de la savoir libre ou pire, en relation avec un autre homme ou, soyons contemporains, une femme!.
Quant à imaginer que les raisons pour les femmes de se mettre en couple sont toujours dénuées de tout intérêt social, sociétal et/ou financier, ce serait faire preuve d'une naïveté imbécile tant les exemples sont nombreux, connus mais cependant non exclusivement réservés quoique probablement proportionnellement plus fréquents au sein des cercles de la sphère média, artistique "people"...

Et, pour une fois, ne parlons même pas des âneries religieuses qui imposent ceci ou cela… uniquement aux femmes, ces sous-hommes à contrôler… pour leur bien.
Article sur ce sujet: Femme libre, femme en burka!.

Aussi que vous soyez seul(e) ou non, ne compte que votre choix et si celui-ci vous oriente vers la solitude, dites-vous qu'en fonction de votre âge et de vos expériences passées, ceci peut s'avérer être un challenge à relever d'autant plus gratifiant que sa réussite ne sera due qu'à vous.
Et puis comme personne n'est à l'abri d'une rechute, si vous deviez échouer, ceci ne serait pas un drame, bien au contraire!.

Article sélectionné par le site AGORAVOX
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